Qu'est-ce qu'un antagoniste pathologique?

 

Henry Reyenga

 

L'antagonisme c’est une perturbation majeure dans une église locale, causée par l'attitude et le comportement d'un antagoniste. L'antagonisme est généralement défini comme une opposition active, une hostilité ou une antipathie ouverte.

Greenfield, Guy (2001-07-01). Wounded Minister, The: Healing from and Preventing Personal Attacks (p. 36). Baker Publishing Group. Kindle Edition. 

 

Caractéristiques d'un antagoniste pathologique

 

1. Les arguments d'un antagoniste pathologique sont généralement fondés sur des preuves inexistantes ou fausses. Un antagoniste, n’hésite pas à tordre les choses, voir les falsifier, pour parvenir à ses fins, à savoir, l’attaque du pasteur.

Greenfield, Guy (2001-07-01). Wounded Minister, The: Healing from and Preventing Personal Attacks (p. 36). Baker Publishing Group. Kindle Edition. 

2. L’antagoniste pathologique est hypersensible, il prend toutes choses comme une attaque personnelle et répond d’une manière agressive. Ne pas lui parler dans le couloir, manquer de lui demander de prier pendant les réunions de l’église, ne pas obtenir son approbation à l'avance pour une idée que vous souhaitez proposer à l'église, ou manquer de le reconnaître suffisamment devant la congrégation suffisent pour déclencher l’animosité de ce dernier.


3. L'antagoniste pathologique n'est jamais satisfait. Ses exigences sont insatiables. Aucun effort du pasteur n’est suffisant pour le calmer. Cette personne se battra jusqu'à ce qu'il parvienne à ses fins.  L’antagoniste pathologique est persistant et indomptable.

 

4. L'antagoniste pathologique mènera une campagne d'attaque contre le pasteur. Cette personne n'essaie jamais d’offrir des critiques constructives. Même si ses critiques sont valables, son but n'est rien de moins positif, sinon le contrôle, quelqu’en soit les conséquences pour le pasteur et l'église. L'antagoniste est tellement d’animosité qu'il se sent obligé d'attaquer l'«ennemi» (pasteur) jusqu'à ce qu'il soit détruise (l’élimine de la scène). Cette personne a certainement un problème avec Dieu lui-même.

 

Il garde une colère profonde envers Dieu, résidue de ses expériences négatives passées. Parce qu'il est difficile de diriger sa colère directement contre Dieu, l'antagoniste pathologique le dirige contre le pasteur, contre «l'homme de Dieu». Parfois, cette colère est causée par la culpabilité (peut-être due à un péché caché, comme une infidélité conjugale, par exemple). Son antagonisme est donc une tentative de détourner ses yeux de ses propres péchés. Par conséquent, ses attaques ne forment qu’un écran de fumée pour couvrir ses propres fautes morales.

 

5. Les attaques de l'antagoniste pathologique visent la destruction du serviteu de Dieu. Les actions de l'antagoniste divisent l'église. Haugk écrit: «Montrez-moi une congrégation divisée et déchirée, et je vous montrerai une congrégation qui a un ou plusieurs antagonistes en son sein. »

Les exemples bibliques


Le rôle, le danger et la possibilité d'antagonistes dans une église ne sont pas nouveaux dans l'histoire chrétienne. Même la Bible en parle. Il y a le précédent classique de Judas Iscariot qui a cherché vigoureusement à dissuader Jésus de sa mission principale.

 

Un antagoniste pathologique trahira toujours la mission divine de l'église, même «au nom de Dieu». La trahison revêt de nombreuses formes. La Bible dit : « Satan est entré dans Judas appelé Iscariot » (Luc 22: 3). Ce n’est pas sans raison que la signification fondamentale du nom de Satan c’est l’« accusateur », ce qui correspond au rôle principal d'un antagoniste.

 

Les apôtres Paul et Jean avaient leurs antagonistes

L’apôtre Paul avait plusieurs antagonistes farouchement opposés à sa personne et à son ministère :

1. Les Judaïsants qui infiltraient les églises que l’apôtre avait créés, pour remettre en question l’authenticité de son apostolat et de son message (2 Corinthiens 10-13)

2. Alexandre le forgeron et Hyménée (1 Timothée 1 : 20 ; 2 Timothée 4 : 14).

« Alexandre, le forgeron, m'a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses oeuvres. »

 

L’apôtre Jean mentionne un antagoniste qui était fortement opposé à sa personne et à son ministère :

 

« J'ai écrit quelques mots à l'Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C'est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu'il commet, en tenant contre nous de méchants propos; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'Église. Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu.»

 

Conclusion

 

L’apôtre Jean nous donne une description parfaite des antagonistes.  Ce sont des personnes : Arrogantes, sévères, cruelles, critiques, méchantes, trompeuses, perturbatrices et divisives.  Les antagonistes ne sont manifestement pas de Dieu. Ces hommes ou femmes, sont comme une tumeur cancéreuse dans un corps, la seule façon de faire face à leur présence c’est de les enlever par une opération chirurgicale».

 


Última modificación: jueves, 29 de junio de 2017, 23:36