Les fiançailles à la lumière de l’Evangile. Par Dr Paul Mpindi

Ecueils à éviter.

 

1. Les différences culturelles prononcées.

            Selon le Nouveau Testament il est permis aux chrétiens et chrétiennes de se marier avec la personne de leur choix, seulement que la liaison se fasse « selon le Seigneur. » Fort de ce qui précède, on peut affirmer que le choix du (de la) fiancé(e) peut se faire dans n'importe quelle tribu, peuple, classe sociale ou race. Mais il serait toutefois inconscient d'omettre de souligner les interférences culturelles qui existent et peuvent faire échouer même le mariage entre chrétiens d'origines et races différentes. L'expérience a montré que les couples qui connaissent trop de conflits, d'incompréhensions et qui finissent dans la plupart des cas par se séparer sont le plus souvent ceux dont les partenaires viennent des milieux culturels différents.

            Toutefois, il n’est pas correct de prétendre que toute union interculturelle ou raciale est d’avance vouée à l'échec. Il est des différences qui assemblent plus que ne divisent. Malheureusement celles-ci (les unions heureuses fondées sur la différence) ne sont pas nombreuses. Dangereux est le fait de ne pas prévenir les difficultés possibles et réelles qui guettent ces genres de couples. Le nombre sans cesse croissant des foyers malheureux ou brisés suite à des différences d'ordres culturelles est là pour enlever toute quiétude à qui veut s'engager à la légère avec une personne d'une autre culture. Au sein d'un même peuple les us et coutumes peuvent être tellement différents que certaines pratiques considérées comme légitimes et normales peuvent au contraires provoquer chez les autres des scandales sans précédents. Voler ou mentir par exemple sont pour certains groupes sociaux des comportements tout à fait normaux et encore des actes de bravoure et d'intelligence à imiter, du moment qu'ils sont dirigés contre un étranger. Ces mêmes actes sont des infamies qui méritent la peine de mort pour d'autres groupes sociaux, surtout s'ils sont dirigés contre un étranger. L'étranger étant considéré comme sacré! Le temps et l'espace manquent pour parler de toutes les discordances possibles pouvant exister entre deux personnes issues de cultures différentes appelées à vivre ensemble. Chacun de nous n'a qu'à revoir sa vision des autres, ceux du « village voisin », qui représentent la plupart de temps la concrétisation du manque, du désordre et nous poussent à nous demander pourquoi ils sont si primitifs, sinon aliénés de la sorte. Tout cela simplement parce qu'ils ne sont pas comme nous. Parce qu'ils ont une conception et vision du monde différente de la nôtre. Il est des manies, des attitudes, des réactions normales et insignifiantes en soi pour une culture, mais propres à rendre la vie insupportable à une personne issue d'un milieu culturel différent.

2. Les différences prononcées des classes sociales.

            Dans le répertoire des difficultés qui peuvent nuire au développement d’un foyer viable, n’oublions pas de mentionner les problèmes que peut causer la différence des classes sociales, du niveau d'instruction ou encore de l'écart d'âge. On raconte l'histoire d'un homme de haute société qui avait épousé une fille du bas peuple. Il finit par la renvoyer excédé parce que simplement celle-ci ne parvenait jamais à retrouver les interrupteurs du fait qu'elle n'avait jamais habité une maison électrifiée et encore parce que celle-ci sans cesse confondait le réfrigérateur à la penderie. Son mari retrouvait toujours ses meilleurs costumes bien conservés au frais! Autre est le cas d'un homme de grande instruction qui avait épousé une fille illettrée qu'il ne pouvait pas supporter plus longtemps parce que celle-ci se limitait seulement à sourire à toutes les questions des amis de son mari.

            Encore l'histoire de cet homme qui a épousé une femme de plusieurs années son aînée et qu'à chaque sortie, celui-ci devait la devancer. A la question de ses amis de savoir qui était la femme qui marchait toujours après lui il répondait que c'était sa tente! Autant dire que si ces aspects ne sont pas forcément des obstacles majeurs à la réussite d'un foyer, ils ne peuvent et pourtant être ignorés sans risque. Que des difficultés de compréhension et d'échanges entre époux de niveau d'instruction différent! Bientôt le conjoint moins instruit sera un poids mort qu'il faudra traîner toute la vie durant. Les grandes décisions liées à la vie de tout foyer ne seront que du  domaine du conjoint érudit. L'autre ne pourra être là qu'à assister à la vie du foyer et non à y participer. Parfois l'époux « évolué » sera fatigué de rencontrer sans cesse un système de pensée, une logique qui le décourage à avancer. Les problèmes les plus simples deviendront des vrais cas à traiter et le divorce ne tardera pas à être envisagé comme porte de sortie. Il n'est certes pas impossible que deux personnes de tailles différentes marchent ensembles. Il suffira qu'elles s'entendent et aient assez de volonté pour y parvenir. La personne aux longues jambes n'aura qu'à s'efforcer de baisser l'allure et celle aux courtes jambes d'essayer d'augmenter l'allure, de façon que le ralentissement de l'une et l'accélération de l'autre deviennent harmonie et vitesse uniforme. Il faut pour y parvenir beaucoup de renoncement à soi-même et de volonté. Les problèmes relatifs à la différence d'âge, épineux qu'ils soient peuvent aussi être surmontés. Il n'est en vérité pas de problème dans le domaine du mariage qui soit sans solution positive. La volonté compte beaucoup dans la régulation des tensions entre conjoints. Il faut une bonne dose de bonne volonté et une vraie ouverture d'esprit du mari âgé pour accepter et tolérer les caprices d'une épouse encore trop jeune. Il faut surtout l'aider à progresser sans la forcer. S'inquiéter de savoir ce qu'une personne de son âge aime et préfère de façon à garder l'intérêt de l'épouse. Il faut noter aussi que c'est dans ce genre de couple que les cas d'infidélités de l'épouse sont fréquents. Il faut que le mari âgé s'improvise en jeune « coq » prêt à faire toutes les acrobaties possibles pour garder l'intérêt de l'épouse.  Ci au contraire c'est le jeune homme qui épouse une femme âgée, il faut alors qu’il s'impose une discipline et une volonté de fer pour ne pas tomber dans le jeu des jeunes filles de son âge. Les femmes ont tendance à vieillir avec les accouchements rapprochés et nombreux. L'aspect extérieur de l'épouse comptera pour beaucoup dans le maintien de l'intérêt physique. La seule chose à ne pas oublier est que la beauté intérieure d'une femme ne flétrit jamais avec l'âge. Dans le mariage, d'aucun le savent, c'est la beauté intérieure qui entretient le foyer plus que la beauté extérieure.

L’âge nubile.

            Un autre aspect non négligeable à développer à la lumière de l’enseignement néo-testamentaire  sur le mariage concerne l'âge des fiancés et la durée des fiançailles.  Dans 1 Corinthiens 7 :36, l'apôtre Paul parle de l'âge nubile.  A son époque et dans sa culture, l'âge nubile, nous l'avions dit, variait entre 12 à 20 ans pour la fille et 13 à 25 pour le garçon. Le Nouveau Testament ne fixe pas d'âge pour les chrétiens ou chrétiennes désireuses de se marier. Ainsi, l'âge nubile de chaque culture est à suivre certainement. S'il n'est pas un âge fixe que nous pouvons prescrire pour les chrétiens en général, nous pouvons au contraire affirmer qu'il n’est pas prudent de se marier tôt.  En d’autres termes, le mariage précoce est à déconseiller, parce que l’immaturité des jeunes époux peut devenir cause de tensions. Le mariage tardif est aussi à déconseiller, parce que les parents vieux, meurent avant que leurs enfants atteignent la maturité et deviennent indépendants. Mais dans le contexte des pays pauvres, les mariages tardifs sont souvent causés par les contingences matérielles difficiles.  Il faut donc se fiancer à temps raisonnable. Et le temps raisonnable peut correspondre dans plusieurs sociétés à la période des fins d'études ou du début de travail. Ou encore à la période des études post secondaires ou encore à rien du tout de semblable à ce qui précède. Nous évoluons vers une société où il y a de plus en plus de jeunes qui se débrouillent et peuvent se marier quand ils le veulent.  Considérons maintenant la durée des fiançailles.

La durée des fiançailles.

            Il est difficile, sinon vain de tenter de ramener les amoureux sous la coupe d'une discipline horlogère en leur fixant une durée précise pour leurs fiançailles.  Les tempéraments diffèrent d'un individu à un autre ainsi que les circonstances particulières de chaque couple fiancé.  Entrent en compte aussi la maturité, les passions, les moyens financiers des personnes concernées.  Considérant l'importance de la connaissance mutuelle indispensable à la réussite du futur foyer, certains conseiller conjugaux proposent une durée de trois années au maximum et une durée d’une année au minimum. En effet, c'est passer à côté de la réalité ou ignorer les difficultés possibles liées à la construction de tout foyer que d'abréger la période des fiançailles et de se marier à la hâte. Les regrets futurs ne résolvent malheureusement pas la situation, ils l'aggravent au contraire.

            En effet, comment est-il possible que deux personnes qui ont vécu des vies différentes, dans des milieux  différents (familles), et ont appris à réagir différemment aux même circonstances puissent vivre ensemble sans qu'il n’y ait frictions de personnalité?  Les fiançailles devraient constituer une période pendant laquelle chaque partenaire s'efforce, malgré les brouillards créés par les sentiments et les passions, de comprendre ce que l'autre est, et ce qu’est sa compréhension de la vie, sinon le sens qu'il donne à sa vie et à la vie du futur foyer.  Les fiançailles devraient être la période pendant laquelle chaque prétendant devrait accepter en principe et au nom de l'amour de limiter certains déploiements de son être, de couper certaines « branches gourmandes » de sa personnalité pour adapter sa configuration existentielle à celle de la personne aimée afin que la vie à deux devienne possible. Vivre à deux c'est forcément sacrifier une bonne partie de sa personnalité pour l’intérêt de la vie commune. On raconte l'histoire d'un couple qui s'était séparé trois mois seulement après le mariage à cause de la place où devait reposer le « peigne ».  Le mari, issu d'une famille ordonnée avait appris vingt cinq ans durant à placer, après usage, le peigne sur la petite armoire de la salle de bain.  La femme, éduquée dans le tas, avait appris vingt trois ans durant à ramasser par terre le peigne que faisaient traîner ses petits frères et à le rejeter par terre après usage.  Une fois dans le foyer, le mari ordonné, avait beaucoup de peine à retrouver le peigne le matin avant de s’en aller au travail. Sa femme le gardait « par terre! » Enervé à l'excès par les récidives, l'homme finit par taper sur sa femme. De là vint le motif de leur séparation !

Dommage! Si seulement le jeune couple avait eu le temps de se connaître et de s'émonder! Le problème du peigne pourrait se résoudre sans trop de difficultés.  Il fallait que l'homme éduqué et ordonné renonce à son éducation ordonnée pour désormais ramasser par terre le peigne, au nom de l’amour et de la tolérance mutuelle.  Peut-être, il fallait que la femme, au nom de l’amour et de la tolérance mutuelle s'efforce désormais à adopter les habitudes d'ordres et de placer le peigne où son mari le voulait. Peut-être encore, il fallait que chacun s'achète son peigne ! Finalement il fallait peut-être que les deux renoncent à leur éducation et choisissent ensemble un nouvel endroit où placer le peigne dans leur foyer!

            En conséquence, c’est une erreur grave que d'abréger la période des fiançailles et d'épouser un(e) inconnu(e). La foi en Christ, la conversion, si elles peuvent aider à éviter le pire, ne constituent pas une excuse pour les chrétiens d’abréger leurs fiançailles.  Si les hommes et les femmes comprenaient qu'ils (elles) se marient  à vie, ils ne seraient jamais pressés et n'adopteraient jamais une attitude légère dans le choix du conjoint.

            Neuf à douze mois au minimum et deux ans au maximum nous paraissent raisonnables pour des fiançailles conséquentes. Des trop longues fiançailles sont dangereuses autant. Elles rongent l'amour et occasionnent l'immoralité. Les personnes qui s'aiment ont de plus en plus du mal à contrôler leurs désirs charnels. Il faut donc des fiançailles assez longues qui permettent de connaître l’autre suffisamment  avant de s’engager à vie. Car disons-le clairement que le processus du mariage et d'avance faussé  si un ou les deux fiancés s'aménagent une possibilité de sortie de secours, à savoir le divorce. Les fiancés doivent savoir que dans le mariage chrétien il n'existe pas d' « emergency door » (porte de secours) pour qu'à tout moment une sortie en catastrophe soit possible. Le mariage est un voyage à vie qui se termine par la mort naturelle, mais vraiment « naturelle » d'un ou des deux conjoints. Nous parlons de la mort « naturelle » d'un des conjoints parce que nous sommes dans un siècle où les hommes sont capables des actes les plus ignobles. Tuer sa femme ou son mari secrètement pour avoir droit au remariage à l'Eglise est courant de nos jours!

Les fréquentations mutuelles.

            Un autre aspect à développer concerne l'effectivité de la période des rencontres et des fréquentations des fiancés. Le Nouveau Testament ne donne aucun enseignement explicite sur la fréquentation des fiancés. Mais l'argument du silence pèse pour beaucoup dans l'appellation d'impudicité et d'impureté toute sexualité pratiquée en dehors du mariage, même dans les fiançailles. Les fiancés obligés à prolonger ou à différer sans cesse leur union peuvent tomber dans une intimité coupable (impureté), sinon dans l'impudicité.

            Effectivement les fiancés ont beaucoup à se dire. Mais la fréquentation mutuelle prolongée risque parfois de ne plus se limiter aux paroles. Interviennent souvent les attouchements, lesquels exacerbés conduisent à l'impureté et à la désobéissance. Il faut dès le départ que les fiancés qui veulent s’étudier réellement (du point de vue comportemental) se fixent des objectifs réalistes à atteindre. Parler de tout et de rien doit être le mot d’ordre qui doit régir les fréquentations mutuelles des fiancés. Il faut que les fiancés soient libres de parler de leur passé, de leur présent et de leur foyer à venir. Il est important que l'autre soit mis au courant si possible de tout le passé (et même et pourquoi pas des certaines idylles de jeunesse!), afin d'éviter que certaines mauvaises langues dans l'avenir ne viennent faire des « révélations » capables de détruire la confiance mutuelle et semer la suspicion, qui peut devenir le point de départ des malaises conjugaux. Il faut parler des circonstances agréables ou désagréables du passé, des frustrations, des joies, des souvenirs agréables ou désagréables, réjouissants ou angoissants etc. pour permettre à l’un et à l’autre d’avoir un regard dans l’histoire de chacun. Mais il faut aussi et surtout parler du présent et de l'immédiat. On reproche aux fiancés le fait de planer dans l'avenir et de trop y investir. L'avenir c'est le domaine de l'improbable et de l'incertitude. Rien de palpable ne peut y être fondé. Le présent des fiancés doit les motiver à la recherche d'un avenir meilleur. Il faut que l'universitaire qui planifie le futur avec sa fiancée travaille dur pour réussir à ses examens et rendre possible la réalisation de ce futur platonique. Il faut que l'ouvrier ou le travailleur fiancé redouble d'effort et de science pour que le rendement de son travail permette la réalisation de ses rêves. Il faut que le chômeur fiancé multiplie sans cesse les lettres de demandes d'emploi et frappe à toutes les portes possibles, avec abnégation, pour trouver l'emploi dont il a besoin pour réaliser son rêve.  Bref, il faut que l'amour qui fait rêver un futur meilleur avec son conjoint puisse être un moteur d'encouragement, une cause de bravoure et non de paresse et d'indolence. L'avenir, le domaine de l'improbable doit toutefois être prévu avec flexibilité.  Il est connu que « l'homme propose, Dieu dispose. » Il est vain de tenter  de s'accrocher aux nuages!  Nous ne pouvons que les laisser défiler sur nos têtes et profiter des ombres qu'ils créent en notre faveur en cachant l'ardeur des rayons solaires. Il faut un plan clair, mais assez large, ouvert et souple de ce que l'on veut sur les différents domaines de la vie, à savoir: les études, la profession, le logement, la limitation des naissances, l’éducation des enfants, le budget etc. C'est en parlant de tout et de rien que ces différents aspects de la vie se clarifieront pour chacun des futurs époux. Malheureusement dans la plupart des cas, les fiancés passent le plus clair de leur temps non à préparer l'avenir, mais à s'occuper de leurs sentiments. Sensualité et excitations dominent leurs rencontres, lesquelles finalement se résument en scène de fornication et de culpabilité. Les attouchements physiques, les marques de tendresse s'ils ne sont que normaux pour deux personnes de sexes différents qui s'aiment, doivent être faits dans le strict respect des limites raisonnables et non coupables. Il est des tendresses et d'attouchements qui sont l'exclusivité de ceux qui sont mariés.

Les contacts physiques.

            Il est inutile, sinon oiseux d'essayer de répertorier les attouchements ou marques des tendresses raisonnables. Par attouchements raisonnables nous voulons parler de tout geste ou attitude même vue des tiers ne constituent pas un scandale. Ici il faut tenir compte du contexte religieux et culturel dans lequel on se trouve. Il est des endroits ou le simple baiser public est scandaleux. Tout geste ou attitude culpabilisant doit être le signal indiquant le dépassement du seuil de tolérance. Ici aussi il faut préciser qu'il s'agit de la culpabilité que produit le Saint-Esprit et non seulement celle que produit notre culture. Libre aux fiancés sérieux de repérer le seuil de tolérance dans leurs gestes et attouchements qui n'entrent pas en contradiction avec l'esprit du Nouveau Testament. Terminons ce paragraphe en rappelant ce verset tristement célèbre parce que souvent utilisé à tort pour justifier certains écarts de comportement moral: « L'esprit est bien disposé mais la chair est faible. » (Matthieu 26 :41). Le texte peut servir d’avertissement pour ceux qui ont tendance à se considérer comme forts dans le domaine sexuel.  Retenons que nul n’est assez fort pour complètement dominer ses pulsions et sentiments sexuels en face de la personne aimée.  Il faut, en conséquence que les fiancés qui veulent vivre dans la pureté sexuelle identifient et éliminent toutes les occasions qui peuvent les amener aux actes coupables.  Les fiancés doivent avoir assez de volonté pour refuser de se retrouver seuls dans des endroits isolés.  Les endroits cachés, les maisons fermées, les chambres à coucher ne sont pas des endroits où les fiancés qui veulent plaire au Seigneur peuvent se retrouver à seuls.  S’il est possible, et si la culture le permet, les fiancés doivent s’arranger afin que les expressions physiques, les attouchements et baisers se fassent dans des endroits publics, mais avec discrétion.  Il ne s’agit pas de se mettre en spectacle par souci de transparence.  Les baisers prolongés sont sans fautes les signes du désir sexuel qui n’attend qu’à s’accomplir, ils doivent en conséquence être évités.  Le bon sens et la discipline spirituelle veulent qu’un peu de baiser, un peu d’attouchement physique, un peu de clin d’œil suffisent pour attiser et assaisonner l’amour des fiancés qui doit grandir.  On ne peut sans causer du tort encourager le manque d’expression physique.  Ceux qui s’aiment réellement doivent l’exprimer aussi bien verbalement que physiquement.  Bien que l’expression physique soit limitée à ce qui ne réveille pas excessivement les désirs sexuels pendant la période des fiançailles.


 


Modifié le: jeudi 15 juin 2017, 14:43